
Pierrot Lamontagne - Physique & Astrophysique
Pierrot complète son baccalauréat en physique à l’Université de Montréal en 2023. Durant ses études de premier cycle, il fait un stage à l’iREx sous la supervision de David Lafrenière. Lors de ce stage, il travaille sur le simulateur de l’instrument NIRISS sur le télescope Webb ainsi que sur le suivi de candidats d’exoplanètes avec le télescope Dragonfly. Il est maintenant à la maîtrise sous la supervision de David Lafrenière où il travaille sur les données de l’instrument NIRPS, placé sur le télescope de 3.6m à la Silla. Il utilise ces données afin de détecter la présence d’exoplanètes autour d’étoiles naines rouges grâce à la méthode de vitesses radiales. Parallèlement à sa recherche, Pierrot a travaillé en tant que guide-animateur spécialisé en astronomie à l’Astrolab et il est passionné de musique.
Projet : Physique et Astrophysique
« Vous avez déjà rêvé de découvrir des planètes autour d’étoiles lointaines? Mon projet de recherche en astrophysique vous offre cette chance incroyable.
Lorsqu’une planète orbite autour d’une étoile comme la Terre autour du soleil, l’étoile aura un mouvement de va-et-vient par rapport à nous. Même si la planète est beaucoup plus petite que l’étoile, celle-ci exerce une force gravitationnelle sur l’étoile qui est suffisante pour lui transmettre un léger mouvement. Donc, l’étoile en question s’éloigne puis s’approche de nous périodiquement et il est possible de détecter ce mouvement en mesurant des spectres de lumière de l’étoile avec un télescope. En observant le spectre de ces étoiles, nous pouvons déterminer la masse et la période des exoplanètes qui les entourent.
Mon équipe et moi étudions davantage les étoiles de type M, des étoiles de faible masse, car c’est autour d’eux que nous avons le plus de chances de trouver des étoiles de type terrestre où la vie pourrait potentiellement exister.
Afin d’améliorer nos détections, nous combinons des données provenant de deux spectromètres différents : NIRPS (lumière infrarouge) et HARPS (lumière visible). Une partie de notre projet vise à déterminer la manière idéale d’analyser les spectres provenant d’instruments n’observant pas la même lumière.
En participant à ce projet, vous aurez l’occasion d’analyser les données de votre propre étoile pour tenter de découvrir une nouvelle planète. Vous apprendrez à utiliser des outils de programmation, notamment en Python, pour traiter et interpréter ces données. À la fin de l’année, vous aurez contribué à caractériser des systèmes stellaires ou peut-être même découvert de nouvelles exoplanètes!»
